Il a
"célébré" sa fin de vie avec une centaine de proches
, à son domicile
de Bruges.
Il était considéré comme le plus
vieil athlète du royaume de Belgique. Emiel Pauwels, âgé de 95 ans,
est mort mardi 7 janvier par euthanasie après avoir "célébré" son départ
avec une centaine de proches, un verre de champagne à la main. Il a reçu
l'injection mortelle à son domicile de Bruges, avec son fils Eddy à ses
côtés. Il était cloué au lit depuis quelques mois à cause d'un cancer de
l'estomac en phase terminale. Son état de santé avait empiré après son
"dernier exploit" : gagner le titre de champion d'Europe vétéran de
60 mètres aux championnats d'athlétisme en salle organisés en mars 2013.
Le nonagénaire avait expliqué lundi n'avoir "aucun
regret à partir" et "absolument pas peur de la
mort". La Belgique est l'un des rares pays à avoir légalisé
l'euthanasie, sous certaines conditions, depuis 2002.
"C'était
la plus belle fête de ma vie"
Les photos publiées mardi le montrent, très
souriant, en train de trinquer avec des membres de sa famille, des amis et des
membres de son club d'athlétisme, tous réunis à son domicile. "C'était
la plus belle fête de ma vie", a-t-il déclaré. "Qui ne
voudrait pas en finir avec du champagne en compagnie de tous les siens ?
Pourquoi est-ce que je pleurerais alors que je vais retrouver pleins d'amis et
de proches, dont mon épouse, au paradis?", a-t-il demandé. "Quand
le docteur débarquera avec son injection, je quitterai ce monde avec le
sentiment d'avoir bien vécu", a-t-il ajouté, selon le quotidien Het Laatste
Nieuws.
Les médias flamands ont accordé une large place à
la décision d'Emiel Pauwels, qui s'inscrit dans une nouvelle tendance de
"mise en scène" de sa propre mort. "Cette tendance est vraiment curieuse et belle à la fois. (...) Si la personne souhaite mourir
dans de telles conditions, c'est son choix", relève sur le site
du quotidien La Libre
Belgique, Olivier
Descamps, responsable du comité d'éthique d'un centre hospitalier en Wallonie.
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